La quarantaine : semaine 7

Je me suis dit hier un truc dingue : je n’ai jamais si peu cogité de toute ma vie. Etre à la maison sans aucune idée de ce qui va se passer pour nous tous dans les mois à venir me procure un apaisement sans précédent. Tout est relatif évidemment, je pars de très loin.

La date du 11 mai retentit partout mais pour nous elle n’est synonyme de rien de plus que ‘on continue comme ça’. Nous avons décidé de ne pas remettre Nina à l’école pour le moment, elle sera en classe virtuelle et nous serons plus sereins. Nous avons la chance de pouvoir tous les deux télétravailler et surtout d’avoir des employeurs intelligents. En Ile de France, j’ai l’impression que la question des transports en commun a été étudiée par des gens qui n’y ont jamais mis les pieds. Bref, pour le moment, nous restons chez nous et c’est très bien comme ça.

Nous ne planifions rien pour les vacances, c’était providentiel que la colo que Nina voulait soit complète, c’était providentiel que nous n’ayons pas réussi à nous décider pour une destination, c’était providentiel que nous ayons fait notre grand voyage l’été dernier. Je me souviens il y a quelques semaines, un vendredi soir, notre pote Jojo nous envoie un texto ‘soirée à la maison improvisée ?’ j’ai décliné parce que j’étais KO et que pour une fois on allait passer un vendredi soir à la maison. J’ai décliné en disant ‘on est jamais à la maison’. A croire que le ciel m’a entendu ce jour-là. Presque deux mois à la maison, et je n’en ai toujours pas marre. Mais il est vrai que nos potes nous manquent. En faisant les albums photos j’ai revu nos weekends ensemble et je me suis dit ‘vite vite le prochain’.

Cette semaine qu’avons nous fait ? 

Toujours le même rhytme : je bosse le matin, école en début d’aprem puis Nina appelle ses potes ou joue à Animal Crossing. J’en profite pour avancer.

elle est contente de faire ses devoirs avec Maman (et son épi de feu)

L’autre jour, gros coup de stress (probablement dû à mon SPM), j’ai fait des gâteaux hyper bons.

J’ai reçu le Lucy Locket que j’ai commandé sur Ebay, je l’ai retapé, je vous prépare un article complet à ce sujet, dès que j’ai fini celui-ci.

L’anniv de Nina est dans 10 jours, je prépare mon habituelle montagne de cadeaux.

J’ai tenté de lui faire faire des perles à repasser, elle m’a fait comprendre que je la saoulais. Elle a fini par faire un dessin et un flip book pour Laura, que je n’ai pas pris en photo d’ailleurs, ils sont actuellement entre chez nous et chez elle, par voie postale, à l’ancienne.

Mon René a voulu la coiffer, elle n’a pas dit non, j’ai trouvé ça trop mims. Elle n’a pas aimé le résultat mais elle a gardé la coiffure.

Sinon, nos premiers radis sont sortis de terre, fiers comme tout. Et piquants comme tout aussi. Débouche sinus immédiat.

La belle Ellie a reçu son sweat éponge (l’histoire complète ici).

Cousu avec amour et beaucoup de retard

On s’est octroyé une petite sortie avec Nina, on n’avait pas de muguet alors on est allées déposer des gâteaux à la famille qui habite dans un rayon de 500 mètres. On a pris des pizzas en revenant et comme vous pouvez le voir sur la photo, il y avait 15 minutes d’attente.

Comme il a fait moins beau, on a moins profité du jardin. J’ai tenté de faire découvrir à Nina un film que j’adore ‘where the heart is’, elle m’a dit qu’elle avait trouvé ça chiant et elle s’est excusée 400 fois. Tant pis, j’aurais essayé. Moi j’ai adoré le revoir.

La vieille croûte regardera son film toute seule la prochaine fois.

J’ai aussi cousu des bobs d’après le patron de Lisa, un pour ma mère et le même pour Nina qui lui a chouré avant même que je lui offre.

Voilà pour notre semaine. Et vous ? Est ce que ça va toujours ? Vous les lisez ces articles ? (je me demande car il y a zéro commentaires).

Bisous

8 commentaires sur “La quarantaine : semaine 7

  1. Ouiiii je saute toujours sur tes articles !!
    Et sur tes posts
    Et sur tes stories
    Bref je suis pas toujours d’accord avec toi sur certains sujets mais je suis quand même fan de toi ❤️

  2. Bonjour,
    je vous envie quand vous dites que vous n’avez jamais aussi peu cogité… Pour moi, c’est tout l’inverse en cette difficile période. Mes enfants subissent notre rythme effréné ; tandis que le pays est confiné, mon mari, dans la grande distribution, n’a jamais autant travaillé, et moi, infirmière, n’ai jamais vécu une situation aussi tendue. J’ai été moi-même contaminée, j’ai repris le travail épuisée, mes enfants sont confiés à des inconnus (heureusement que nous bénéficions de cet accueil restreint) et nous vivons un drame familial, à distance. Vite, vite, que les choses s’arrangent !
    Prenez bien soin de vous.

    1. oui c’est sur qu’on ne vit pas tous la période de la même manière. je pense évidemment à ceux qui doivent bosser sans relâche, à ceux qui sont malades, à ceux qui perdent des proches. Mais j’ai l’impression que même des gens qui ne rencontrent aucun de ces problèmes se sentent obligés de se plaindre, comme par solidarité. Ce n’est pas parce que notre foyer est heureux et serein que nous ne pensons pas aux autres, bien au contraire. sauf que comme pour tout, nous réalisons 1000 fois plus la chance que nous avons, ce qui nous permet de tendre la main à ceux qui en ont bien besoin. courage à vous, j’espère que vous aurez le repos mérité une fois que tout sera rentré dans l’ordre. je vous embrasse

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