I want one

Depuis que j’ai pensé à cet article, j’ai eu pleins d’idées d’introductions. Mais maintenant que je suis face à mon écran, elles ont toutes disparu. Alors ce sera une tirade sans introduction.

Avant d’avoir Nina, je voulais avoir 4 enfants. Pourquoi 4 ? Pour faire deux paires. Je ne sais pas pourquoi, je pense que je ne me connaissais pas du tout. Ce qui est bien avec la maternité c’est qu’elle te permet de te connaître parfaitement. Tu découvres que tu aimes des choses que tu pensais détester et inversement.

Bon, moi, je sais par exemple que je n’ai jamais trop aimé garder des enfants, d’ailleurs on ne m’en a jamais confié. Ma sœur, ma cousine, faisaient du baby sitting ado, moi jamais. Je ne me sentais pas du tout à l’aise avec cette idée, moi mon truc c’est de trier des papiers !!!

Les petits bébés me mettent un peu mal à l’aise, je ne sais pas communiquer avec eux, c’est trop abstrait je pense. Un enfant qui te parle, quelle joie, quelle délivrance.

Bref, en fait si, j’ai trouvé une introduction !

Depuis que Nina a un an je pense, je suis quasiment persuadée que je ne n’aurais pas d’autre enfant. Parce que le désir ne vient pas et puis parce que c’est vraiment le luxe de n’en avoir qu’un.

On a la joie d’avoir un enfant, une petite personne avec qui partager notre vie, mais on n’a pas tous les soucis logistiques et nerveux qu’engendrent une portée de nains.

Je veux dire, tout est facile avec un seul enfant, il reste de la place dans la voiture, on n’a pas besoin de poussette double, un seul siège sur le vélo suffit, une seule chambre à ranger, bref tout est facile.

On me dira ce qu’on veut, les enfants ça se dispute, ça se chamaille, ça s’empêche de dormir, ça s’engraine dans les conneries. Nina le fait avec ses copines ou ses cousins, c’est très bien mais Dieu merci ce n’est pas le quotidien.

Une journée passée avec des enfants qui passent leur temps à se disputer un jouet me déprime au plus haut point ‘mais pourquoi elle se comporte comme ça ?’ ‘comment ça se fait que je passe mon temps à gronder ?’ ‘je suis tellement fatiguée de gueuler’ A U  S E C O U R S ! Comment peut-on décemment avoir envie de s’infliger ça ?

Alors certes Nina a une personnalité très complexe, même nous ses parents nous avons du mal à la décoder parfois. Elle se met dans des états seconds pour des choses infimes, la pauvre, elle ne gère pas ses émotions. Mais comme nous n’avons qu’elle, nous pouvons prendre le temps de discuter après une crise, de câliner, de détourner en faisant des chatouilles.

Et quand tout va bien, mais quel bonheur ! Si le coucher dure une demie heure parce qu’elle fait la bagarre avec Papa, c’est pas grave. Si le coucher dure une demie heure parce qu’elle demande 3 fois de l’eau, c’est pas grave. Au moins on a pas un deuxième lardon qui attend son tour. Après elle, c’est nous.

Je chéris mes journées en tête à tête avec elle (qui me manquent cruellement depuis plus d’un mois), quelle joie de déjeuner en tête à tête avec elle en racontant des bêtises. J’aimerais mettre dans une bouteille le bonheur que me procure un gros câlin quand elle est un peu fatiguée, quand elle tête sa bouche en me caressant le bras. Parce que ça, c’est de la drogue.

Quand elle est calme, la maison est calme. Quand elle dort, nous pouvons nous occuper de nous. Quand elle est chez sa Mamie, nous pouvons penser à nous et dormir le matin.

J’ai été une enfant très angoissée mais une enfant n°3. Alors évidemment, on ne s’est pas penché sur mon cas, on m’a seriné ‘t’es chiante’ pendant toute ma vie. Et je ne vous raconte pas les difficultés que j’ai eu ‘socialement’ parlant. Me faire des copines, les garder, toussa … Même si ma mère m’écoutait beaucoup, je n’ai pas eu le sentiment d’être acceptée telle que j’étais. Mon père, fier de sa blague, me répète depuis 30 ans ‘on voulait 4 enfants mais après toi on a décidé d’arrêter’.

Moi si je m’arrête, ce n’est pas parce que Nina est dure à vivre, pas du tout, bien au contraire. Elle comble tous mes désirs de maternité, je n’ai pas besoin de plus.

Je ne ferai pas un autre enfant pour ne pas qu’elle soit seule, ce n’est pas une bonne raison, et de toute façon, elle n’est pas seule.

Je ne ferai pas un autre enfant parce que j’aime les bébés et que ça me manque, on ne fait pas un bébé, on fait un enfant.

Je ne ferai pas un autre enfant parce que j’ai envie d’être enceinte, oui c’est sympa d’être enceinte mais ce n’est pas une fin en soi …

Je ne ferai pas un autre enfant parce que la société me dit que je suis égoïste, que la société s’occupe des enfants mal-aimés, ça ira mieux.

Ma fille, ma Nina, est ma perfection d’enfant : belle, intelligente, futée, drôle et adorablement complexe. Je l’aime tellement que je ne vois pas comment je pourrais en aimer un autre.

Et pour revenir à un commentaire laissé sur mon article la dernière fois, moi aussi je suis contente de pouvoir partir avec ma fille en vacances sans avoir besoin de la refiler au club Mickey. Je m’apprête à la laisser une semaine pour la première fois chez ses grands-parents et j’ai les boules d’avance. Même si parfois elle est plus que pénible, je sais qu’elle va me manquer très vite.

Je dois être une vieille chose mais ça me fend le cœur de lire parfois sur des blogs ou autre ‘enfin on s’est débarrassé des gosses’.

Ben pourquoi t’en as fait plusieurs ?

 

30 commentaires sur “I want one

  1. Tu es très claire et très honnête avec toi-même! Quelle chance pour ton enfant!
    Et par rapport à mon travail, j’hallucine et je ne pourrai JAMAIS aller dans le sens des parents qui pensent que la crèche c’est bien, que c’est mieux que la maison, que « il est un peu malade mais a envie de venir » (mon œil) etc etc…. Après moi mon travail c’est de permettre aux enfants de passer la meilleure journée possible malgré les horreurs qu’eux et moi avons entendus….

  2. Hello 🙂
    Je me reconnais pas mal dans cet article, même si j’aimerai avoir un second enfant.
    Le premier est un garçon, j’aurai aimé une fille (dit comme ça c’est moche mais t’en fais pas, mon bébé Louis je l’aime d’amour <3) alors oui on en aura un second.
    Mais pas plus…
    je n'ai pas du tout aimé la grossesse, j'ai pas trouvé ça épanouissant, j'ai ressenti cette soi disant plénitude et blabla…
    Bref, tout ça pour dire que je respecte totalement ton choix et je partage beaucoup ton point de vue sur les dernières lignes 😉
    Des bisous <3

  3. Encore un post qui me fait bien réfléchir dis donc! C’est fou comme, tout en ėtant diffėrente de toi sur pleins de points de vu, comment tes propos sur la maternitė me font toujours écho! Mon fils a 3 ans et je suis en pleine tourmente, un couple qui se rėtablit doucement aprės le raz de marée de l’enfant qui débarque et prend toute la place sans qu’on s’en rende compte (ou trop tard tout du moins), un âge qui avance irrémédiablement (34ans, genre « il te reste 2-3ans pour te décider après c’est trop tard ») et le refus de l’enfant unique. Un refus purement égoïste que j’ai du mal à assumer car si j’en veux un autre c’est avant tout parce que je pense que remplir ma vie avec des enfants me remplira et m’ėpanouiera, tout en sachant que cela risque de sonner le glas de mon couple… Bref un contexte pas idéal et pourtant j’ai tendance à m’accrocher à cette idée alors même que je te rejoins à 200% sur les galères de logistique et autres joies des fratries! Je me sens donc complètement perdue au milieu de tout ça!!!!

  4. Avant le premier enfant je pensais aux contraintes, tous les mauvais cotés… puis j’ai eu ma fille qui a maintenant 3 ans et lorsqu’elle est née je me suis dis mais pourquoi je ne l’ai pas eu avant. Et bien pour le deuxième c’est pareil . Mon fils a 9 mois et maintenant ils ont tous les deux des moments de complicité ils rigolent ensemble et ça c’est génial! Il ne faut pas noircir le tableau ! Je partage par contre ton point de vue pour les parents qui se « débarrasse de leurs enfants » Je suis pour l’instant incapable de me séparer d’eux pour des vacances chez leurs grand parents ni même pour une nuit d’ailleurs! Les gens autour de toi doivent vraiment te mettre la pression pour le deuxième! Je comprend ton agacement, et quand tu en as deux , il y a toujours quelqu’un pour te parler du troisième…

  5. Ton article me parle énormément, même si je sus enceinte de mon deuxième enfant. Ma fille comble tous mes désirs de maternité, elle est parfaite pour moi , pour la maman que je suis devenue avec elle mais,je ressentais ce besoin viscéral d’un deuxième, ça ne s’explique pas vraiment. En tous cas, je ne supporte pas les remarques vraiment déplacées qu’on ose lancer aux parents « uniques ».

    Et dans le genre je pourrais en rire si ça ne me faisait pas pleurer, en tant qu’instit, je t’assure que tous les ans à la fin d’année, j’ai le droit aux charmants parents qui balancent : « Ah super, vous vous êtes en vacances, nous on va devoir s’en occuper deux mois! ».

  6. Bonjour,

    Je passe très souvent sur ton blog en tant que fantôme, j’aime bien te lire…..
    Et c’est la deuxième fois que je lis un de tes articles qui met les mots sur ce que je ressent sans savoir l’exprimer.
    Le premier article date de mars, sur ta façon de te voir maman…..
    Et cet article sur ton bonheur de n’avoir qu’un enfant et de l’assumer c’est tellement beau et je suis contente de lire ça.
    Moi je me bat souvent, dans mon entourage, il n’y a quasiment que des enfants d’âge rapproché, et maintenant que mon fils rentre en maternelle, on me « bassine » avec, c’est pour quand le deuxième ??? je me demande même si j’ai pas pris du poids, ce qui pourrait justifier cette question récurante…..
    On vit dans une société où on ne trouve pas forcement sa place comme adulte, et faire des enfants pour combler cette « place », pour moi ce n’est pas Ma solution.
    Pourquoi c’est si dur a accepter ?? moi j’en ai marre de me justifier …. et puis l’argument choc et premier de la liste: mais il va s’ennuyer tout seul, les enfants uniques ne s’intègre pas bien dans la société …. ça me fait rire jaune, dans cette dite société autocentré et égoïste, finalement pas besoin de grande famille.
    Et je répond souvent qu’un premier enfant est souvent unique avant d’avoir un frère ou une soeur.

    J’aime beaucoup ta façon de voir ton enfant, et ta vie avec elle, et tout ce que tu fais avec elle …….

    En tout cas merci pour ce post, ton blog ……

    Bon dimanche

    Bou

  7. Bonsoir, je partage votre point de vue dans sa globalité ainsi que celui sur la maternité. Jaime vous lire car je me sens moins extra terrestre du coup. Vous mettez des mots sur mes maux. Ma fille a 9 ans et on a trouvé un equilibre à trois. Cette vie me plait, je naime pas les enfants en general, en plus je les trouve souvent mal elevés et du coup la mienne se fait gronder mais comprend pas pourquoi. On ne frequente du coup plus grand monde car je ne supporte plus de devoir me repeter sans cesse, non je ne veux pas de deuxieme enfant, mon point de vue sur la maternite ne correspond pas a la normalité, je sens que les gens me prennent pour une sauvage, et souvent autoritaire, alors qu’en fait je n’eleve tout simplement pas ma fille dans du coton.la vie ne sera pas simple et il faut qu’elle s’arme contre les imbeciles
    Je ne vous connais pas mais je vous aime bien
    Merci pour ces billets que jaime tant. Bises. Lisou

  8. Bon alors, vous comptez vous marier non ? — Aller, maintenant vous allez nous faire vite un petit hein ! — Bon alors, le petit frère ou la petite soeur, c’est pour bientôt ?
    Bref… la société et les gens prennent toujours un malin plaisir à mettre une pression de dingue, le mieux est de bien rester dans ses baskets et de ne pas écouter les autres !

  9. Une chose est sûre: les gens se mêlent vraiment de ce qui les regarde pas !
    Ca fait presque 10 mois que je suis maman, grossesse idéalisée depuis toujours et qui s’est parfaitement déroulée, mieux que dans mes rêves les plus fous, et mon petit bout est un rigolo qui n’arrête pas de sourire et de faire des cascades, alors forcément ça met la barre haut pour l’envie un deuxième.
    j’ai toujours dit que je voulais « 3 enfants, 2 sûrs », mon homme pareil, on est tous les deux les enfants uniques de nos mères qui nous élevées seules, mais les 2ème de nos pères qui ont refait leurs vies, ce qui fait que nous avons tous les deux toujours mal vécus ce statut d’enfant « unique mais pas vraiment »… et j’ai un peu peur que l’envie du 2ème soit notre façon de « réparer » ça.
    Depuis la naissance de notre fils je me sens tellement agressée par le culot qu’ont les gens, famille ou connaissances à nous balancer leurs convictions à la gueule « à quand le deuxième » « il faut le laisser à la crèche pour le sociabiliser », « il faut le laisser pleurer pour qu’il apprenne à se calmer tout seul », « il faut pas être qu’une maman » … aucun tact, aucun questionnement sur rien, ça me sidère.
    bref je m’égare mais ton poste très bien écrit m’interpelle, j’en ai plus que marre de la pression qu’on nous fout tout le temps à longueur de journée, et +1 pour ceux qui ont hâte de se débarasser de leurs enfants (dernière en date, une amie qui est partie une semaine en vacances en laissant sa petite de 8 mois aux grands parents…)

  10. Eh un bon sujet.

    déjà j’ai envie de te dire que tu n’as pas à justifier ton choix de n’avoir que Nina. C’est une décision très personnelle que seuls toi et ton mari pouvaient prendre.

    je suis maman de deux garçons, j’ai eu deux belles grossesses et des accouchements sans complication bref des débuts prometteurs.

    puis à cause de mes angoisses le premier a mis trois ans à faire ses nuits. Ce fut très compliqué chacun (surtout ma famille) allant de son commentaire sournois et méchant c’est mieux que d’aider hein??? Mon homme ne voulait pas forcément un deuxième et puis au bout de trois ans on s’est lancé.

    j’ai règle mes comptes avec ma famille, ce fut douloureux mais nécessaire…

    je suis issue d’ une famille de cinq enfants et je n’ai jamais trouvé ma place et on m’ a toujours dit que j’ étais chiante aussi.

    mon petit deuxième m’ a révélé, je suis plus sûre de moi de ma façon d’ être maman, il est très serein contrairement au premier et malgré quelques conflits ils sont très complices et solidaires.

    mon souhait serait qu’ils soient toujours en lien pas nécessairement dans la même ville mais qu’ils soient heureux de se voir.

    ce qui moi m’ effraie avec les fratries c’est de laisser un enfant sur le carreau comme je le vis encore.

    toi seule c’est ce que tu veux et comment Nina sera bien dans ses baskets le reste c’est accessoire.

    des bises

  11. Quel que soit son choix, c’est surtout important de le respecter. Je suis outrée par les parents qui se débarrassent de leurs enfants, ceux qui les mettent à l’école malade parce qu’ils préfèrent avoir une journée tranquille,… on a deux enfants, on en veut un troisième. on consacre énormément de temps, d’énergie et même d’argent à nos progénitures. Ici, une nounou mais pas de baby sitter et pas de famille dispo. C’est ainsi, c’est un choix, auquel on ne changerait rien au monde mais certainement pas une corvée. J’entends ceux qui n’en veulent qu’un ou même pas du tout parce que je ne me cache pas dans un conte irréel. Avoir des enfants c’est dur et c’est normal que tout le monde n’ait pas envie de se lancer. Le plus simple, c’est que chacun le reconnaisse et fasse ce qu’il a vraiment envie en réfléchissant aux vraies raisons de son désir. ça ferait moins d’enfant angoissés ou mal élevés.

  12. Je ne trouve pas du tout égoiste de ne vouloir qu’un seul enfant,on entend souvent ça c’est vrai mais c’est vraiment un non-sens!
    J’ai été comme toi à penser que je n’en aurais pas de 2eme,une fille parfaite qu’on aime fort,un poil compliquée à comprendre aussi,des émotions qui débordent mais tellement adorable.Et puis plusieurs années après (4 ans) une envie comme ça,d’en avoir un autre,de mettre un terme à mes interrogations (en avoir un autre ou non) et de laisser faire la nature.comme j’ai bien fait!Je ne trouve pas compliqué du tout d’en avoir 2,c’est vraiment 2 fois plus de bonheur (mais elles ont 5 ans d’écart ça doit jouer) alors que la veille de l’accouchement on se demande comment on pourra aimer un autre enfant aussi fort que le 1er,aujourd’hui on se demande comment on a pu vivre sans.Pourtant la 1ere année avec l’ainée (à la maison) n’a pas été simple pour moi,il a fallu apprendre à se connaitre,accepter d’être à la disposition de quelqu’un sans condition,pour la 2eme rien de tout ça,tout est plus simple et d’ailleurs ça aide même l’ainée à mieux gérer ses « soucis » (en n’étant plus le centre de ses parents on grandit en maturité,c’est du positif aussi).Je dis tout ça car j’ai passé beaucoup de temps à cogiter comme toi,j’ai changé d’avis un peu à l’aveugle mais je comprends bien entendu que ça ne soit pas le cas de tout le monde!

  13. Concernant le fait que les parents soient contents de laisser leurs enfants,ça doit dépendre de comment c’est exprimé mais dans le fond je n’y vois rien de choquant.ça fait du bien à tout le monde de se séparer un peu…Dans notre cas,nous n’avons personne à qui laisser nos enfants dans de bonnes conditions en tout cas donc on ne le fait plus.On l’a fait un peu avec l’ainée chez sa grand-mère,et c’était bien,pour elle,pour nous.Quand je vois un peu partout les enfants passants de supers étés chez leurs grand-parents,j’ai les boules pour mes filles qui ne connaitront pas ça,leurs grand-parents ont mieux à faire,eux….Mais bien évidemment on ne cherche pas à les laisser à n’importe quelle condition!

  14. Je suis comme toi. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse faire un enfant et s’en débarrasser dès qu’on souhaite prendre « du bon temps ». Hop au club mickey pour lézarder tranquilou à la plage ou au bar du coin.
    hop chez mamie une semaine pour se faire des resto en amoureux.
    hop chez la babysitter pour aller faire un ciné.
    Moi ma fille, je ne l’ai encore jamais quittée. Enfin si. Mais elle était avec son papa. Et c’était par obligation (voyage professionnel de 2 fois 2 jours, et hospitalisation de 4 jours).
    A ta différence, moi j’en souhaite plusieurs. J’aimerais 2 enfants. Pour qu’elle ait la possibilité d’avoir un frère ou une soeur avec qui partager des choses. Et que même si comme moi une fois grands ils sont éloignés, ils auront toujours la possibilité de se rapprocher le moment venu.
    J’ai envie d’avoir 2 enfants (j’aimerais 3 mais si déjà j’ai un 2e ce sera un miracle, pma quand tu nous tiens….).
    Deux enfants pour 2 fois plus de bonheur. Deux fois plus de tracas aussi entendons bien. Mais j’ai de l’amour à donner. Et je veux voir ce que peut donner le miracle de la vie, de la génétique, de la médecine dans mon cas.
    Je n’aurais pas de poussette double, car malgré nos essais acharnés ma fille a déjà 4 ans et 4 mois, et du coup elle aura bien plus de 5 ans si un 2e se pointe enfin. Elle sera assez grande et donc assez « indépendante » pour pas mal de choses, me permettant ainsi de gérer le 2e.
    Alors oui, tu te tapes les nuits blanches au départ (les bibs la nuit, mon dieu ce que c’est dur….), les coliques, les reflux, mais ensuite voir la complicité entre les enfants, et gérer tous ces bisous et ces calins, ça compense les cris le manque de place et les jouets à ranger!
    En tous les cas c’est ma façon de voir, la façon de voir d’une nana qui a bien trop de mal à faire des enfants.
    Delph, bientot 35 ans, et qui va attaquer son 9e traitement pma dans 15 jours pour faire ce ptit deuz….

  15. moi je suis juste triste de voir tellement de jugements sur les parents qui se « débarrassent  » de leurs enfants pendant les vacances alors que souvent, ici, on a trouvé de textes plutôt ouverts sur la maternité et la difficulté d’être parent.
    donc finalement, on n’aime pas être jugé mais on juge quand même, je ne sais pas si les gens s’en rendent compte…

    1. coucou Vanessa, j’ai trouvé un ordi pour pouvoir te répondre. C’est vrai que souvent sur ce genre d’articles, les avis des commentaires sont tranchés. Je tiens à préciser que je fais souvent garder Nina, à 4 jours elle a dormi chez sa Mamie ! Je m’apprête d’ailleurs à la laisser pour la première fois une semaine chez ses grands parents parce qu’on travaille et que la crèche c’est fini. Ce qui me déplaît juste, ce sont les parents qui font la danse de la joie quand leurs enfants sont partis. Je comprends que parfois c’est fatigant les enfants, le quotidien tout ça, mais certains parents donnent vraiment le sentiment que les moments passés avec leurs enfants sont douloureux. C’est ça qui m’attriste mais je ne juge personne, loin de là ! Je suis tout à fait d’accord que parfois ça fait du bien d’être en tête à tête mais il y a différentes façons de l’exprimer !!!

  16. je pense que chacun voit les choses differemment
    j’ai deux enfants (3 et 1) une fille et un garçon (donc je ne suis pas embetee par les « un petit troisieme, » j’ai plutot des reflexions du style « bon ben ça c’est fait un gars une fille… » mais ça m’énerve autant)
    en ce moment on galere avec la grande qui ne dort pas bien du tout: on parle beaucoup, on explique, on console, on revient parfois 10 fois avant qu’elle s’endorme… et j’avoue que ça me soulage quand mes parents accepte de l’accueillir un week end chez eux! ça me permet de recharger les batteries pour etre d’attaque pour elle lors de son retour! je ne vis pas cette separation comme « je me debarrasse ». je remercie la famille de prendre parfois le relais (je precise que la separation n’est pas evidente, elle me manque sitot la porte passée)
    elever des enfants n’a jamais été facile (mes parents me le repetent assez) mais si on compare avec les moments de rire et de bonheur… je sais clairement de quel cote penche la balance!
    quant à la pression des gens et de la societe… elle sera toujours là, cela gêne les gens quand on assume ses choix, quand on ne fait pas comme eux… c’est con!
    longue continuation à ton blog et je fais partie de ton club des mamans d’enfants qui entrent à l’école cette année! rassure toi ma tenue est quasi déjà prête…

  17. Oui, tout à fait d’accord avec toi, chacun fait bien comme il veut ! Mais j’ai quand même un peu de mal avec le ton moralisateur de certains commentaires à propos des moments seuls que certains mauvais parents osent s’accorder SANS leurs enfants… On peut aimer ses enfants et admettre qu’une semaine de vacances les uns sans les autres, ça fait du bien à tout le monde et ça permet d’être beaucoup plus présent et attentif au retour. Laisser son ou ses petits chez les grands-parents n’est pas une maltraitance si ? bon, sauf si mamie à de la barbe, les poils ça pique un peu…

  18. Moi aussi j ai enfin trouvé une connexion merci yeah yeah girl pour ta réponse c est sympa de l avoir fait
    J ai retrouvé ma louloute après 1 semaine de vacances avec papy mamy le sujet était donc d actualité
    Tout ce que je peux dire c est que je l aime très fort de près…ou de loin! Et chaque fois que je la retrouve après une semaine de séparation je m étonne de son petit corps de ses progrès de langage de sa capacité à vivre avec les autres
    Et moi je suis plus reposée patiente j ai pu aller au théâtre au resto glander devant la télé sans être dérangée 10 fois comme Cha
    J espère que ça se passera bien pour Nina en vacances ! Et pour vous aussi !

  19. Je lis régulièrement ton blog mais n’ai encore jamais commenté. Cette fois, le sujet m’intéresse doublement alors je me lance.

    D’abord, je suis la maman d’une fille unique (dans les sens du terme) de bientôt 4 ans et je m’interroge beaucoup sur ce statut d’enfant unique. Je n’avais jamais imaginé avoir un enfant unique, je m’étais plutôt imaginée avec 2 ou 3 enfants au départ. Et puis la vie est passée par là : nous avons eu beaucoup de mal à avoir notre fille mais grâce à elle je suis maman et depuis qu’elle est arrivée, je me sens entière et comblée. Je ne ressens pas d’envie d’un autre enfant, pas d’envie de câliner un tout petit. J’ai l’impression qu’à trois nous formons un trio complet et équilibré auquel il ne manque rien. Et puis comme tu dis, j’estime avec le luxe incroyable de lui consacrer tout le temps dont je dispose, de pouvoir l’emmener facilement partout (on voyage beaucoup), d’avoir au quotidien un logistique simple, etc.
    Finalement, ma seule réserve réside dans l’image que « les gens » renvoient de l’enfant unique : solitaire, égoïste, grandissant dans un monde d’adultes, privé de la magie de la fratrie … Je ne perçois pas du tout ma fille comme ça : elle est hyper joyeuse, sociable, entourée d’enfants de son âge (notamment 2 cousines quasi-jumelles qu’elle voit toutes les semaines et dont elle est extrêmement proche) et a plutôt le sens du partage (dans les limites d’une enfant de 4 ans, quoi). Mais, est ce qu’elle souffrira de l’image que d’autres pourraient lui renvoyer ? Est ce qu’elle se sentira seule quand il n’y aura qu’elle pour gérer les problèmes de ses parents vieillissants ?

    Ensuite, sur les parents qui se débarrassent de leurs enfants … un peu comme d’autres, j’ai trouvé la formulation un peu brute.
    Personnellement, j’ai un travail prenant et très peu de vacances et par ailleurs des grands parents ultra dispo (3 couples, incluant 5 retraités) et très très demandeurs.
    Donc, oui notre fille part chez ses différents grands parents en général au moins la moitié des vacances scolaires, été compris, et ce depuis ses 9 mois, et très très souvent ils la prennent aussi pour une soirée par ci par là. Ca lui permet de développer des relations très proches et très tendres avec ses grands parents, et aussi avec ses cousins/cousines qui sont en général avec elle. Elle fait mille activités qu’elle ne ferait pas avec nous, elle apprend à vivre à un rythme différent, elle est ultra aimée/admirée/chouchoutée. Et pour en avoir parlé avec ses grands parents, je sais qu’elle vit tout ça très bien et qu’elle ne se morfond pas en attendant qu’on vienne la chercher.
    Et nous, les parents, ça nous permet soit de bosser plus (et ouais), soit de changer un peu le quotidien, de souffler un peu et de la retrouver avec encore plus de plaisir et peut être aussi du recul, de la patience en plus.

    Je ne crois pas que les gens se débarrassent de leurs enfants, je pense que la formulation est maladroite et qu’on y lit bien plus ce qu’il y a en réalité.

  20. Ma Yeahyeah,

    J’aime cet article parce qu’il m’éclaire sur ton avis de n’avoir qu’un enfant. Jusqu’à présent, je doutais vraiment de tes « bonnes raisons » de n’avoir qu’un enfant, puisque tu disais surtout que tu n’étais déjà pas une bonne mère pour un enfant, alors pour 2 ce serait la cata, ce que je trouvais faux et infondé, tu le sais!
    Mais là j’aime tes arguments posés, réfléchis, clairs et tout à fait compréhensibles, comme un choix de vie et non un choix par dépit! C’est tout à fait respectable!

    Je ne trouve pas ce choix égoïste du tout vis à vis de Nina! Et d’ailleurs, je n’ai jamais été une fille unique malheureuse, d’autant que c’était open bar du coup à la maison pour inviter les copines à dormir, les vacances avec les cousins et tout et tout! Et je n’ai pas l’impression d’avoir été un enfant gâté-pourri.

    Alors enjoy ta vie de famille comme tu la souhaite, longue et heureuse tous les 3 avec ton Titi et ta Nina!

  21. Tellement d’accord avec toi… Je déteste les parents qui se plaignent de rester des journées entières avec leurs enfants. J’ai des envies de meurtres… Pour ma part, je suis maman d’une petite fille partie bien trop tôt rejoindre les anges, et maman depuis 8 mois d’un petit boy. Je serai toujours maman de 2 enfants…mais concrètement je n’élèverai peut être qu’un enfant. Pour moi, c’est dur à encaisser. Mais je suis d’accord pour l’envisager sous le même angle que toi. Je profiterai à fond de mon baby et je ne me priverai point pour lui.

  22. ton texte est très touchant… un enfant, ou plus, pas d’enfant… tous les choix sont légitimes …
    Mais dès lors que l’on met un enfant au monde, on s’engage à l’entourer d’amour et ça tu le fais si bien avec ta Nina… alors, le regard des autres …. pfffff

  23. je suis d’accord avec toi, le nombre d’enfant qu’on décide de faire de regarde que notre couple.
    Par contre,pourquoi en vouloir autant aux parents qui ont besoin de souffler sans leurs enfants ?
    D’après ce que j’ai lu sur ton blog, tes débuts avec ta fille ont été difficiles. N’avais-tu pas envie de temps pour toi à cette époque ? du temps pour souffler, pour comprendre où tu en étais ?
    Ce n’est pas parce qu’on a plusieurs enfants qu’on ne peut pas se retrouver dans ce cas de figure. Certains n’ont pas choisi d’avoir plusieurs enfants, d’autres peuvent se retrouver dépassés, malgré leur envie l’enfant et l’amour qu’ils peuvent leur porter.
    Et puis les enfants ont aussi besoin de temps pour eux, et des vacances sans les parents peuvent être un moment épanouissant, de bons souvenirs pour eux ! Bien sur, laisser ses enfants 3 ou 4 semaines chez les grand parents, c’est un peu exagéré, mais une semaine avec papy et mamy, c’est aussi leur permettre de découvrir une autre façon de vivre. Ca peut également être un moment important pour les grand parents, qui se sentent parfois « bridés » quand les parents sont là…
    et puis, n’oublions pas que pour certains parents, envoyer leurs enfants chez les grand parents, les oncles ou les tantes, ou même une semaine en colonie de vacances, c’est juste les seules vacances qu’ils peuvent se permettre financièrement ! Et plutôt que l’avouer, certains préfèrent peut-etre dire qu’il veulent souffler un peu….

    1. Mais je ne comprends pas où vous avez lu que j’en voulais aux parents qui faisaient garder leurs enfants ??? je le fais moi-même, depuis que Nina a 3 jours ! je l’ai laissée dormir chez sa Mamie quand elle avait 4 jours et je viens de la laisser une semaine à mes parents parce que je n’avais personne pour la garder. Je n’en veux absolument pas aux gens de faire garder leurs enfants (je n’en veux à personne d’ailleurs) je dis juste que les statuts facebook ‘enfin on s’est débarrassé des gosses’ me font bondir ! je n’ai jamais reproché à quelque parent que ce soit de vouloir se retrouver seul !!! je ne comprends pas pourquoi j’ai eu souvent cette remarque …

  24. J’aime ton blog, tu es drôle, attachante, vraiment jolie quoique tu en dises, pleine d’imagination, simple, chouette quoi.

    Mais là, non. Il faut que je mette un commentaire. Ton article laisse penser que tu te rassures sur ton propre choix, ou que tu cherches à le justifier. Ce thème de l’enfant unique revient souvent dans tes billets, et c’est un peu dommage.

    Parce que, sauf cas particulier, on fait un second enfant exactement pour la même raison que l’on en fait un premier: parce qu’on en a envie. Et on fait un troisième enfant exactement pour la même raison que l’on en fait un premier et un deuxième: parce qu’on en a envie. etc…

    Pas la peine de trouver des raisons ou pas de raisons. Ce n’est pas parce que Nina est formidable que tu n’en veux pas d’autre. C’est juste que tu n’en veux pas d’autre, tu n’en as pas envie, fin de l’histoire.

    J’espère que tu ne me détestes pas trop…

    1. Ben non je ne te déteste pas du tout ! Je suis d’accord avec toi, on fait un enfant parce qu’on en a envie, uniquement. Mais j’aime écrire sur ce genre de sujets, ça me fait du bien de poser des mots sur les milliards de pensées qui me trottent dans la tête ! Tu veux me dire que tu préfères que je n’écrive que des bêtises et des blagues qui ne font rire que moi ? Je peux si tu veux mais je suis pas sure de mon audience !!! Et oui, quelque part je me justifie parce qu’il ne se passe pas une semaine sans que quelqu’un y aille de son petit commentaire ou me pose la question relou. Là au moins ça clouera des becs !

  25. ah oui il vaut mieux lire : « j’irais bien la vendre au marché du bout de la rue, » plutôt que « enfin on s’est débarrassé des gosses’. »

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